Éditorial d’août 2007. Les sites de chercheurs devraient pouvoir être hébergés par les sites des institutions scientifiqu

Certains sites institutionnels proposent aux chercheurs, non seulement de déposer leurs textes qui deviennent dès lors consultables à partir de différents critères (discipline, laboratoire, date, mot-clé, type de publication), mais aussi de créer des collections (par laboratoire, par colloque, par revue, etc.) et leur propre page personnelle regroupant leurs publications. HALshs offre cette possibilité.

Ils ne permettent cependant pas d’accompagner les textes de page de présentation les situant dans l’évolution d’un projet scientifique personnel, et de les rendre accessibles à partir de critères plus problématisés (questions de recherche, éléments de théorisation) ou plus pratiques (terrains). Il n’est pas prévu non plus de pouvoir y archiver les documents d’enquête, souvent très volumineux, à l’origine des publications. D’une manière générale, les sites de chercheurs sont plus inventifs dans le contenu, la navigation et la forme que ne peuvent l’être les sites institutionnels. Ils reflètent mieux les besoins et les attentes des chercheurs en matière de diffusion et de collaboration.

Ils ont toutefois un grave défaut. Leur pérennité n’est pas assurée. Ils sont en effet souvent localisés chez des hébergeurs associatifs ou privés, au frais des chercheurs eux-mêmes. Ils sont donc dépendants des aléas de la vie des hébergeurs … et des chercheurs. Ils sont affectés par des interruptions, résultant de la maîtrise relative de l’outil ou d’ « attaques » de quelques pirates. C’est ce qui est arrivé à ce site, il y a un an. Depuis fin mai, il est la victime d’un nouveau type de pirates : des robots qui ouvrent la totalité des pages du site pour y puiser automatiquement des adresses mel qui pourraient s’y trouver ou pour y déposer des contenus indésirables partout où c’est possible. Ils obligent à exercer une surveillance qui prend du temps et à rechercher (en vain jusqu’à présent) des commandes informatiques pour les empêcher de se connecter.

Un site institutionnel en revanche garantit la pérennité et plus facilement la fiabilité et la maintenance. La richesse et l’inventivité des sites personnels, la possibilité qu’ils offrent d’appréhender la totalité du parcours des chercheurs justifient pleinement qu’ils soient intégrés aux sites des institutions dont ces chercheurs relèvent. Une solution simple serait que les sites institutionnels fonctionnent aussi comme hébergeur, mettant à la disposition des chercheurs des logiciels libres complètement validés utilisables très facilement. Les chercheurs seraient libres d’organiser leur site en fonction de leur propre projet scientifique et de l’évolution de leur travail. Ils n’auraient qu’à respecter les normes de présentation des références aux publications.

Les difficultés mentionnées plus haut expliquent en partie l’absence d’éditorial pour les mois de mai, juin et juillet et un nombre plus réduit de textes mis en ligne. L’action des robots pirates enlève en outre toute signification aux statistiques de fréquentation. Dans le cas de ce site, depuis juin. Le nombre de visites et leur durée ont brutalement augmenté, en juillet en particulier. Il n’est malheureusement pas possible de faire la part respective des robots pirates et des visiteurs effectifs dans cette augmentation. Seul le nombre de textes téléchargés semble garder une signification.